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Dr Jean-Pierre Bammatter
Phlébologue FMH et chirurgien FMH
chemin Beau-Soleil 12
1206 Genève
+41 22 346 47 77
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Les varicosités ou télangiectasies sont des micro-varices. Pas plus épaisses que les cheveux, elles sont souvent rouges, bleutées ou violacées… Ces veinules, normalement invisibles sous la peau, apparaissent par dilatation.

En soi, il n’y a pas de gravité médicale à leur apparition. Ces varicosités sont souvent l’expression d’une fragilité du retour veineux par accumulation de sang en périphérie et se traitent par micro-injection.

«Les méthodes thermiques sont moins invasives, ne laissent aucune cicactrice, réduisent l’arrêt de travail»

D’origine héréditaire, cette maladie focale est amplifiée par d’autres facteurs comme la taille, la sédentarité, la puberté, les grossesses, la ménopause, le mode de vie ou la prise d’un contraceptif oral.

Ce risque plus élevé chez la femme est dû en partie aux hormones féminines – œstrogènes et progestatifs – qui peuvent provoquer respectivement de la rétention d’eau et de la vasodilatation.

Si l’aspect esthétique entre souvent en ligne de compte pour nous amener à consulter un médecin, il faut savoir que ces taches peuvent cacher aussi un vrai problème de santé lié au système de pompage musculo-articulaire qui permet de faire remonter le sang veineux jusqu’au cœur.

Sans traitement adéquat, la congestion qui persiste peut provoquer de l’eczéma, varices, phlébite ou thrombose veineuse profonde.

La prévention simple réside dans le renforcement de cette pompe par des mouvements fluides, de la marche régulière ou un peu de gymnastique. Il faut penser aussi à surélever ses jambes de temps à autre et les doucher à l’eau fraîche avant le coucher.

Pour les personnes déjà concernées par le problème, le laser endoveineux ou la radiofréquence compléteront la phlébectomie. L’idée est d’introduire un cathéter à l’intérieur de la veine pour la rétracter puis la dissoudre délicatement par diffusion de chaleur.

Contrairement à des techniques plus classiques comme le stripping (retrait de la veine par retournement), elles présentent de nombreux avantages.

Comme l’explique le docteur Jean-Pierre Bammatter, chirurgien vasculaire et pionnier de cette technique depuis 2003: «Les méthodes thermiques sont moins invasives, ne laissent aucune cicactrice, réduisent l’arrêt de travail. Un examen avec ultrasons est indispensable pour connaître leur faisabilité.»

En conclusion, il convient donc de faire appel à un spécialiste pour s’accorder le choix du traitement le plus adapté et le moins traumatique pour un résultat durable.