Cela est aussi en relation avec les maladies cardiovasculaires, les cancers et les accidents, plus fréquents et plus précoces chez les hommes que chez les femmes.

Une grande partie de ces différences sont dues à des facteurs hormonaux

En revanche, les femmes déclarent plus souvent une ou plusieurs maladies, visitent plus les médecins et passent plus de temps à l’hôpital. Les femmes passent donc moins d’années en bonne santé que les hommes.

Une grande partie de ces différences sont dues à des facteurs hormonaux et sont en lien avec la reproduction.

Des changements radicaux ont été observés au cours des 100 dernières années pour les événements en lien avec la reproduction avec une très forte diminution de la mortalité maternelle, une diminution du nombre d’enfants, une augmentation de l’âge au premier enfant ainsi qu’un recours plus fréquent à la reproduction assistée, qui est associée à une augmentation des grossesses multiples.

Une autre partie de ces différences est probablement due aux inégalités sociales. En Suisse, la pauvreté est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, notamment en raison du fait que plus de femmes élèvent leurs enfants seules. Le travail à temps partiel, plus fréquent chez les femmes, s’accompagne d’une plus grande précarité financière.

L’alimentation joue un rôle majeur sur l’état de santé. Là encore, les facteurs hormonaux expliquent d’importantes différences hommes-femmes.

Bien que cette thématique soit encore insuffisamment explorée, l’influence des hormones sexuelles sur le métabolisme est bien connue. Il semblerait aussi que l’alimentation soit susceptible d’influencer l’équilibre hormonal et, en conséquence, la fertilité et l’âge à la ménopause.

Ces constats montrent qu’une partie des inégalités hommes-femmes en santé sont évitables et que des actions de santé publique ciblées se justifient.