En quelques années, la culture de l’image est devenue le culte de l’apparence. Ce faisant, il devient incontournable de faire appel à des soins esthétiques afin de préserver son corps voire de rajeunir son apparence au moyen de différentes techniques. Certes, les femmes ont encore une petite longueur d’avance dans la consommation de ces soins, mais les hommes sont de plus en plus demandeurs d’épilation et de divers traitements. «Il y a aussi eu une prise de conscience de la nécessité d’avoir une peau en bonne santé et ce le plus longtemps possible. Voilà pourquoi, je forme non pas de simples esthéticiennes, mais des dermo-hygiénistes», explique Marisa Treccani, directrice du centre de formation Esthélite, Ecole de formation d’esthéticiennes dermo-hygiénistes de haut niveau à Genève. D’ailleurs, sa méthode d’enseignement est, à l’instar de l’évolution des professions de la beauté, éclectique et très approfondie. De la physiologie à la cosmétologie, en passant par les techniques de soins ou l’utilisation de nouvelles technologies médicales, toutes sortes de domaines sont abordés et enseignés dans les moindres détails. 

L’excellence récompensée

Si certains instituts ont souffert de la crise, on constate que les sociétés qui offrent des services de qualité en phase avec les dernières innovations, n’accusent pas de baisse de leur chiffre d’affaires. C’est la preuve que la clientèle devient de plus en plus exigeante, mais qu’elle répond toujours présente même si son pouvoir d’achat souffre un peu. Parallèlement, l’arrivée massive et grandissante des hommes dans les instituts promet de beaux jours au secteur de la beauté. «C’est simple, les hommes veulent désormais presque les mêmes soins que les femmes.», constate Marisa Treccani. 

Une voie toute tracée 

L’exigence du marché et sa forte innovation contraignent les futurs professionnels à faire le choix d’une formation complète puis d’avoir recours à de la formation continue. «Etant donné que le titre d’esthéticien n’est pas spécialement protégé, tout le monde peut théoriquement le devenir. Mais seuls les très bons professionnels réussissent à fidéliser une clientèle.», remarque Marisa Treccani. Ensuite, nombreux sont ceux qui se mettront à leur propre compte. Malheureusement,  certains tenteront aussi d’exercer leur activité sans se déclarer avant de se rendre compte qu’ils font autant de mal au futur de la profession qu’à leur propre avenir. En bref, l’esthétique est un métier en pleine expansion à condition de la pratiquer avec un grand professionnalisme.