Ces dernières années, la qualité des implants s’est améliorée de façon importante, sauf pour des cas très particuliers comme les prothèses PIP. Quant au prix d’une chirurgie mammaire, il a chuté de 20  pour cent. Pour le Docteur Xavier Tenorio, la crise économique est également un facteur. «Avec la crise bancaire, des gens ont perdu beaucoup d’argent. Cela a donné l’envie à certains d’investir plutôt sur eux-mêmes».

Question de mode

La mode est au naturel, il existe des prothèses anatomiques préformées qui ont déjà la forme d’une poitrine. Cela permet d’avoir moins de volume au décolleté et plus au pôle inférieur. Pour encore plus de naturel, l’augmentation mammaire peut se faire avec la graisse de la patiente. «Nous sommes plus restrictifs, s’il y a eu des cancers mammaires dans la famille, on évite». Le lifting mammaire avec ou sans prothèse est également une possibilité. 

Appréhension

Le seul moyen de dépasser sa crainte de l’opération passe par la confiance. Ce qui inquiète le plus c’est l’anesthésie, la peur de ne pas se réveiller. Rencontrer l’équipe rassure beaucoup. 

Décision importante

Avant l’intervention, le chirurgien respecte un délai de réflexion de 2 semaines entre la première consultation et l’acte opératoire. «Les patientes ont en réalité plusieurs années de réflexion et de souffrance derrière elles. Pour les jeunes filles, il est nécessaire d’observer les signes de fin de croissance avant d’opérer, cela peut être entre 18 et 22 ans. 

Est-ce si important?

Les seins sont des symboles de féminité et la plupart des femmes veulent être féminines. «La 2e symbolique c’est la reproduction, les seins garantissent la survie de l’enfant. Les adolescentes qui souffrent d’hypotrophie mammaire peuvent avoir l’impression de ne pas entrer en compétition avec celles aux poitrines normales. C’est pareil pour celles qui ont une hypertrophie mammaire, il y a là aussi un décalage, elles seront jugées moins attirantes». La plupart des femmes qui consultent n’ont pas des petites poitrines mais ont perdu leur volume initial. «Après la naissance des enfants et l’allaitement, la poitrine change. Les patientes cherchent à retrouver leur poitrine d’avant».